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William Poirier, s’immerger dans un milieu anglophone

William Poirier, s’immerger dans un milieu anglophone

Pour la saison 2019-2020, le hockeyeur William Poirier avait relevé le défi de jouer dans la Ligue de hockey Junior A de la Colombie-Britannique (la BCHL) Cette ligue représentait pour lui une occasion unique de vivre une expérience dans l’une des plus belles provinces du Canada. Joindre les rangs des Silverbacks de Salmon Arm était un moyen de s’immerger dans un milieu complètement anglais, un défi qui l’intéressait beaucoup au départ.

 

À l’été 2015, William Poirier entend son nom au 18e rang de la première ronde au repêchage de la LHJMQ. Les Voltigeurs font sa sélection et ils voient en lui un joueur de grand potentiel. William fait ses débuts l’automne suivant au sein d’une équipe en reconstruction.

 

 

En 2018-2019, il a très bien performé avec des sommets statistiques de 16 buts et 15 passes, bon pour le troisième rang des pointeurs des Sea Dogs de St-John’s, une autre équipe en reconstruction.

 

« Je savais en début d’année dans quelle situation on se trouvait, en tant qu’équipe en reconstruction, mais je désirais quand même demeurer à Saint John dans un rôle de leader. C’est certain qu’à ma quatrième saison dans la ligue, j’aurais aimé performer davantage et connaître plus de succès collectivement, mais je suis fier du travail que j’ai fait avec les jeunes. Le but était de les encadrer et de montrer l’exemple par ma discipline et mon éthique de travail. C’était très important pour moi d’utiliser mon expérience dans la ligue pour aider un jeune comme Jérémie Poirier, que je considère comme un frère. »

 

Lorsqu’il jette un regard sur son passage dans la LHJMQ, William voit l’expérience comme une réelle école de la vie pour lui.

 

« J’ai fait mon entrée dans la ligue à 15 ans alors que j’étais encore un adolescent et j’en ressors maintenant un homme. »

 

L’occasion de vivre une telle expérience à cet âge n’est donnée qu’à très peu de gens et il en est très reconnaissant. En plus d’avoir pris part à plus de 250 parties dans un des meilleurs circuits juniors au monde, William Poirier a été en mesure de poursuivre ses études et de faire des rencontres exceptionnelles.

 

L’année dernière, William a appris à connaitre la BCHL. L’aspect principal dans cette ligue, c’est que les joueurs aspirent à évoluer dans la NCAA dans le futur. Beaucoup veulent se faire recruter par la meilleure école possible et obtenir un « scolarship ». Comparé à la LHJMQ, c’est un chemin différent vers le hockey professionnel. Hormis la langue, ce ne fût pas une grande adaptation pour lui, car son horaire est similaire à celle de la LHJMQ.

 

On peut constater que l’encadrement est sensiblement le même. Au final, comme dans le circuit junior québécois, le but des équipes est de préparer les joueurs pour le niveau supérieur.

 

À son arrivée avec les Silverbacks de Salmon Arm, il a été très bien accueilli par ses nouveaux coéquipiers et ses nouveaux entraineurs. Dès la première journée où il est arrivé, le coach Scott Atkinson a voulu le mettre à l’aise. Chaque gars devait apprendre les 7 jours de la semaine en français. Ils devaient même passer un test. Il voulait également que les joueurs apprennent les termes communs du hockey en français. Il s’agit possiblement d’une déformation professionnelle, car coach Atkinson était enseignant à l’Université de Calgary. « Scotty » est un homme très brillant et il a appris beaucoup de lui. Il est un entraineur exigeant, mais très juste. Il respecte ses joueurs. « J’ai une très bonne relation avec lui », dit-il.

 

 

Son bel environnement avec les Silverbacks lui a permis de récolter 23 buts et 18 passes en 51 matchs, dans cette saison écourtée par la Covid-19.

 

Où se voit William dans le futur? Présentement, le natif de Valleyfield est retourné au Québec et il étudie à l’Université McGill en « Business Management ». Il a intégré l’équipe d’hockey, mais pour l’instant les activités sont en arrêt à cause de la Covid-19.

 

De son propre aveu, sa carrière a été remplie de hauts et de bas, mais il a forgé son caractère et il n’a aucun regret. S’immerger dans un monde totalement inconnu lui aura permis de grandir.

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